Cliquez sur le bouton pour
revenir aux conseils

accueil     la pharmacie    l'équipe    gardes    dossier    conseils    lacaune    lacaune santé    liens

La fièvre est un symptôme et une réaction normale de l'organisme vis à vis d'une agression. Elle est donc l'image d'une défense de l'organisme car la croissance bactérienne et virale est de moins bonne qualité à 40°c qu'à 37°c.
La fièvre est nocive aux âges extrêmes de la vie, à l'origine de convulsions chez les jeunes enfants (moins de cinq ans) et parfois chez l'adulte. Elle est en effet mal supportée par le cerveau qui peut alors développer des convulsions thermiques. Chez les vieillards, elle provoque une prostration ou au contraire une agitation, accompagnée parfois de délire.
Ainsi, une fièvre de moyenne intensité et de courte durée chez un sujet habituellement en bonne santé peut être respectée, si celle-ci est bien supportée, mais au delà de 39°c, elle peut être toxique, et il faut donc la traiter symptomatiquement, par un antipyrétique.
Il faut cependant toujours garder à l'esprit que la fièvre est un symptôme dont il faut trouver la cause. Chez un nourrisson, quelque soit l'expression d'une fièvre installée, il faut  systématiquement inciter à la consultation médicale.

Prise de température
La température rectale, chez un sujet sain, est sensible à des variations : elle est au plus bas au petit matin et s'élève à son maximum entre 17 et 20 heures. L'écart entre les deux extrêmes peut être de un degré. Après un effort, la température s'élève de quelques dixièmes. Il est donc nécessaire de la prendre après un quart d'heure de repos.
Chez la femme, la température varie au cours du cycle menstruel: après la ponte ovulaire (quatorze jours après le début des règles), la température s'élève de 6 à 8 dixièmes et revient à son chiffre antérieur le jour des règles. De plus, chez certains sujets, et en dehors de toute affection, la température peut être supérieure ou inférieure de plusieurs dixièmes aux chiffres habituels, qui sont:
-de 36,5 à 37,3°c: absence de fièvre, "températures normales",
-de 37,3 à 38°c: fébricules, ou "températures sub-fébriles", sauf chez le nourrisson ou l'enfant en bas âge, chez qui une température de 37,8°c est considérée comme une indication de fièvre.
-de 38 à 38,5°c: fièvre moyenne
-de 39 à 40,5°c: forte fièvre
-40,5°c et plus: très forte fièvre, avec danger potentiel.
La vérification de la température demande un peu de rigueur: elle doit être effectuée plusieurs fois par jour, à heures fixes, et dans des conditions reproductibles. En pratique, la température doit être prise:
-chez le malade alité: matin et soir, tous les jours, à la même heure,
-chez le malade non alité: le matin au lit et le soir après quinze minutes de repos allongé,
-chez certains malades, en présence d'un indice de gravité important de la maladie, la température doit être prise toutes les trois heures.
La température peut être prise principalement à quatre endroits, mais tous ne présentent pas la même fiabilité:
-la prise de température rectale possède, et de loin, la meilleure fiabilité.
-la prise de température à l'oreille (tympan) est fiable mais demande un peu d'habitude.
-la prise de température sous la langue s'avère pratique. La valeur de température est de 0,3 à 0,50°c inférieure à la température rectale.
-la prise de température sous l'aisselle (tout comme la méthode frontale) est moins précise, et ne fait que renseigner sur l'éventuelle présence d'un état fébrile.

Le traitement de la fièvre fait appel à l'eau, aux molécules antipyrétiques mais également à quelques règles simples.
La boisson
Le premier médicament de la fièvre est donc l'eau. Il faut donner 500 ml de liquide par degré de température supérieur à 38°c, en plus des 1,5/2 litres habituels, si bien que, par exemple, pour une température de 39°c, il faudra faire boire entre 2,5 et 3 litres d'eau par jour.
Déshabillage
La survenue des frissons signe l'augmentation de la température. Il faut donc que l'organisme puisse diffuser la chaleur. Ainsi, il faut éviter de trop couvrir un nourrisson, de manière à ce qu'il puisse laisser rayonner sa température, évitant ainsi la survenue de convulsions thermiques.
Immersion dans un bain tiède
Ceci est valable pour le nourrisson, qui est très réactif et chez qui il est nécessaire d'éloigner la température de la zone critique le plus rapidement possible. La température du bain doit être la température corporelle, moins un à deux degrés. Le malade doit être immergé jusqu'aux oreilles durant 15 minutes environ.
Les médicaments
Nous retrouvons principalement l'aspirine et le paracétamol. ("douleurs")
Aspirine
Elle est utilisée à la dose de 50 mg/kg/j en 6 prises, et l'idéal est d'utiliser des comprimés ou mieux, des sachets, qui permettent de boire.
Paracétamol
La posologie est de 60 mg/kg/j en 4 prises, espacées d'au moins quatre heures. En pratique, nous donnons souvent 15 mg/kg, toutes les six heures.
Les effets antipyrétiques des salicylés et du paracétamol étant comparables, les deux molécules peuvent être utilisées indifféremment, soit en monothérapie, soit en association, et mieux, en alternance, ce qui permet de couvrir totalement la journée sans risque de surdosage. En monothérapie, l'aspirine sera utilisée préférentiellement face à une atteinte inflammatoire associée (infection virale avec oedème...) et le paracétamol plutôt en présence d'un symptôme douloureux (otite par exemple). Nous disposons également d'autres médicaments, comme les A.I.N.S (ibuprofène), mais les références pour faire chuter une fièvre restent les salicylés et le paracétamol.

Les convulsions
Les convulsions hyper pyrétiques chez un enfant sont susceptibles d'induire quelques séquelles neurologiques. Le médecin prescrira donc le soluté buvable à 1% de Valium©, à des doses de 0,5 à 1 mg/kg de poids corporel, à répartir en quatre prises dans la journée. En cas d'urgence convulsive, il faut immédiatement orienter l'enfant vers un médecin.

haut de page Ý